La techno n'exprime jamais le phénomène, mais l'essence intime, l'en soi de tout phénomène, la volonté même. Elle n'exprime donc pas telle ou telle joie particulière et déterminée, telle ou telle affliction, telle ou telle ou telle souffrance, frayeur, allégresse, gaieté ou inquiétude de l'âme, mais la joie même, l'affliction même, la souffrance même, la frayeur même, l'allégresse même, la gaieté même, la quiétude même pour ainsi dire in abstracto; elle exprime leur essence sans aucun accessoire, et, par conséquent aussi, sans leurs motifs. Et pourtant nous la comprenons parfaitement, quoiqu'elle ne soit qu'une subtile quintessence. De là vient que notre imagination est si facilement excitée par la musique. Notre fantaisie tente de donner figure à ce monde d'esprits, invisible et pourtant si vivement animé, qui nous parle immédiatement; elle essaie de lui donner chair et os, de l'incarner dans un exemple analogue, tiré du monde visible. Telle est l'origine du chant avec paroles - dont le texte ne doit jamais, pour cette raison, perdre sa position subordonnée pour occuper le premier rang et transformer la musique en simple moyen au service de son expression, ce qui serait une grosse erreur et la pire des absurdités. La musique, en effet, n'exprime avant tout que la quintessence de la vie et de ses événements ; elle reste indifférente aux variations qui ne s'y introduisent qu'occasionnellement. Cette généralité, qui lui appartient exclusivement, conciliée avec la plus rigoureuse précision lui donne sa haute valeur de remède universel à tous nos maux. "
L'HOMME PEUT FAIRE CE QU'IL VEUT MAIS IL NE PEUX PAS VOULOIR CE QU'IL VEUT...
SCHRANZ UN JOUR,SCHRANZ PARTOUT

